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Confort assis au bureau _ De la posture idéalisée au compromis dynamique

Le 04 juillet 2014

Lors des formations « Prévention et santé au bureau », il n’est pas rare de voir des participants défendre âprement une posture idéale fantasmée. Il faut patiemment déconstruire cette représentation rigidifiante avant de leur proposer des stratégies plus dynamiques et physiologiques.

 

Les contraintes imposées par le poste de travail dans le tertiaire.

Une fois déminé le terrain de la posture symbolique du « Pharaon sur son trône » -qui est une posture fantasmée, très idéalisée dans le public du tertiaire mais qui est une représentation rigidifiante et très inconfortable pour la personne qui essaie de la maintenir dans le temps- on peut aborder celui de la posture physiologique. C’est plus simple : toutes articulations des membres ont une posture de moindre contrainte statique située aux alentours d’un angle ouvert de 120°, mesuré dans le pli de flexion. Celui-ci correspond à l’équilibre entre les agonistes et les antagonistes, aux moindres tensions capsulaires et ligamentaires et au libre passage des voies vasculo-nerveuses. Pour le rachis, l’équivalent correspond à la conservation des trois courbures (y compris la lordose lombaire). Par exemple, cette posture de confort correspond à celle du patient confortablement installé sur le siège du dentiste.

 

Avant de transposer ce modèle de posture de confort à la situation de travail sur ordinateur, analysons les contraintes spécifiques au poste et à la tâche de travail.

Le travail sur écran comporte une forte astreinte visuelle, qui impacte l’étage cervical.

Une vision intermédiaire et une action des membres supérieurs sur les périphériques de saisie favorisent l’enroulement scapulo-thoracique.

Le plan de travail est à hauteur standard (74 cm), quelle que soit la taille du travailleur sur écran, car les plans à hauteur variable sont rares et coûteux, et s’intègrent mal dans les collectifs de travail.

Les occasions de quitter l’écran des yeux ou de quitter la station assise et le poste de travail sont trop rares.

 

Les conseils au travailleur sur écran.

En intégrant bien les contraintes liées au poste de travail, on peut formuler différentes recommandations au travailleur du tertiaire qui lui seront utiles.

L’ouverture de l’angle lombo-fémoral au moins à 110° permet entre autres, le maintien de la lordose lombaire.

Un repose-pied pour les personnes de moins de 1,65 m adapte le poste de travail.

Le réglage fin de l’écran et de l’éclairage évite toute fatigue visuelle et compensation cervicale. L’employé du tertiaire maintient ainsi les trois courbures du rachis dans une position physiologique.

L’utilisation des assises/dossiers synchrones et leur bon réglage améliore la posture.

L’alternance des postures en gravité antérieure et postérieure, selon la tâche, est bénéfique.

La pratique de mouvements préventifs ou compensatoires adaptés au travailleur sur écran va dans le bon sens.

Ces recommandations sont détaillées dans le livret Santé au bureau : les conseils de votre kiné, téléchargeable sur le site www.kineouestprevention.com.

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