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Après un accident, quels sont les risques de syndrome de stress post-traumatique?

Le 27 août 2014

Chaque année, un Français sur dix se rend aux urgences pour un traumatisme à la suite d’un accident. L’immense majorité des victimes n’ont que des blessures légères et quittent l’hôpital rapidement. Cependant, une partie d’entre elles souffrent bien après que les blessures directes sont guéries : maux de tête, peurs incontrôlables ou encore douleurs diverses, troubles de la vision, de l’équilibre ou irritabilité. Lorsque des symptômes surviennent conjointement dans un même contexte, ils constituent ce que l’on appelle un syndrome.

A la suite d’un traumatisme, deux syndromes peuvent apparaître : le syndrome post-commotionnel (SPC), qui survient après un traumatisme crânien léger, et le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), rencontré chez les personnes exposées à une situation stressante au cours de laquelle leur vie, ou celle d’une autre personne, a été mise en danger. Le syndrome de stress post-traumatique a d’abord été décrit chez les militaires qui, après une explosion aux combats ou à une explosion, se plaignent de cauchemars, ou de pensées obsédantes dont ils ne parviennent pas à se défaire. Les deux syndromes sont décrits depuis plusieurs années dans les éditions successives du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) de l’association américaine de psychiatrie, qui fait aujourd’hui référence dans le domaine du diagnostique en santé mentale.

Le syndrome post-commotionnel (SPC) ne mérite pas son nom puisque, d’une part, les symptômes qui le composent ne sont pas spécifiques au traumatisme crânien et que, d’autre part, ils ne surviennent pas de manière concomitante. Il semble que le SPC ne soit en réalité qu’un aspect du syndrome de stress post-traumatique.

Globalement, ce syndrome survient chez 2% des personnes blessées, mais ce chiffre passe à 9% lorsque le traumatisme est crânien. Par ailleurs, il est plus fréquent chez les femmes et chez les personnes ayant eu un accident de la route ou subi une agression. L’apparition du SSPT est aussi influencée par l’état de santé physique et mental de la victime avant l’accident. Toutes ces informations peuvent permettre au médecin de déterminer si une prise en charge précoce doit être mise en œuvre.

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